Nom de l’auteur/autrice :Charlène LEBEY

Photo d'un bord de littoral avec vue mer

Permis d’aménager annulé : l’urbanisation diffuse en zone littorale ne passe pas

Dans une décision du 7 juin 2024, la cour administrative d’appel de Nantes s’est prononcée sur l’application de la loi Littoral pour un permis d’aménager de deux lots. ⚖️ Le raisonnement de la cour : une application stricte de la loi littoral  La loi Littoral est un ensemble de règles qui visent à protéger les zones côtières contre une urbanisation excessive. L’arrêt de la cour rappelle un principe fondamental : toute construction nouvelle doit s’inscrire dans la continuité d’un village ou d’une agglomération existante. En d’autres termes, on ne peut pas construire n’importe où, de manière isolée, sur le littoral. ✅ La décision : annulation du jugement et annulation du permis d’aménager Dans cette affaire, un permis d’aménager avait été accordé pour un projet de lotissement. La Cour a estimé que le projet se situait dans une zone d’urbanisation diffuse, c’est-à-dire un secteur où les constructions sont éparses et ne forment pas un ensemble urbain cohérent. En conséquence, elle a annulé le permis, considérant que le projet ne respectait pas l’exigence de continuité urbaine imposée par la loi Littoral. ⚠️ Enjeux pratiques : une grille de lecture renforcée pour la reconnaissance des accidents psychologiques Le juge rejette l’idée que l’on puisse construire « entre deux maisons » dans un secteur non urbanisé. C’est une application rigoureuse du droit au « remplissage » plutôt qu’à la dispersion », dans une logique de lutte contre l’étalement urbain. ℹ️ À retenir Remarque : JavaScript est requis pour ce contenu.

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Zoom sur les mains d'une femme recherchant dans un tiroir un dossier administratif

Entretien hiérarchique et accident de service : un jugement important du tribunal administratif de Caen

Dans une décision rendue le 23 juillet 2025, le tribunal administratif de Caen s’est prononcé sur un contentieux relatif à la reconnaissance de l’imputabilité au service d’un accident survenu à l’occasion d’un entretien hiérarchique. ⚖️ Le raisonnement du tribunal : des propos excédant le pouvoir hiérarchique Le tribunal administratif précise que les entretiens hiérarchiques ne peuvent, sauf abus manifeste, être regardés comme des événements susceptibles de caractériser un accident de service. Il ne suffit donc pas de démontrer un mal-être postérieur à une réunion professionnelle : encore faut-il établir que le comportement du supérieur hiérarchique a excédé les bornes normales du pouvoir disciplinaire ou d’évaluation. Or, en l’espèce, le tribunal relève que l’agent n’avait pas été informé de l’objet de l’entretien, et que celui-ci a donné lieu à des propos accusatoires, stigmatisants et menaçants, sans rapport direct avec sa manière de servir. Dans ces conditions, l’impact psychologique de cet entretien doit être regardé comme un accident de service, répondant aux critères dégagés par la jurisprudence administrative. ✅ La décision : annulation du refus Le tribunal annule donc la décision refusant la reconnaissance de l’imputabilité au service. ⚠️ Enjeux pratiques : une grille de lecture renforcée pour la reconnaissance des accidents psychologiques Cette décision illustre de manière claire les critères exigés pour faire reconnaître un accident de service d’ordre psychologique. Elle apporte surtout un éclairage utile sur la ligne de crête entre l’exercice légitime du pouvoir hiérarchique et l’abus de ce pouvoir, pouvant faire dégénérer un simple entretien professionnel en événement traumatisant reconnu comme accident de service. ℹ️ À retenir Remarque : JavaScript est requis pour ce contenu.

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